Contre l’anti-omnivorisme

Contre l’anti-omnivorisme

J’ai publié sur mon blog précédent, un texte anti-véganisme divisé en cinq articles afin de respecter la contrainte de longueur inhérente aux blogs (pas plus de 1 500 mots par article). Il m’a valu plus d’une centaine de commentaires réels (01). Aucun n’a été publié, parce qu’ayant, provisoirement, cessé de maintenir ce blog, & mes autres sites, afin de m’atteler à l’écriture de deux livres, à la réécriture de trois autres & à la refonte de tous mes sites, j’ai prêté peu d’attention à des commentaires noyés dans les pourriels publicitaires (02). Certains affirment que je n’ai écrit que des conneries  (03), mais ils sont incapables de le démontrer ! Dans le lot, à la date où je commençai la rédaction de ce texte, le 12 mai 2013, seuls, un était favorable  (04), trois argumentés & les autres, injurieux ; ces derniers ne seront pas publiés dans la nouvelle mouture du blog & sur les trois, un seul présente des arguments dignes de ce nom, les deux autres relevant du credo véganiste. Pour l’immense majorité, seuls un con ou un ignorant peuvent critiquer le véganisme & le végétalisme ! Cependant, comme les trois critiques élaborées proposent quelques nouveaux arguments, je vais y répondre, en commençant par quelques points de vocabulaire ! Les citations de ces trois commentaires seront suivie entre crochets du numéro du commentaire ([1], [2], [3]). Mais le problème, à mon sens, dépasse largement l’intransigeance végane ou végétalienne : un mouvement de défense des animaux voudrait nous empêcher d’en manger en démontrant que nous n’avons aucune raison de les manger d’autant qu’ils sont des personnes. La deuxième partie de cet article sera consacrée à la critique de ces arguments fallacieux.

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Vocabulaire

À part celle des mots secte & souffrance, ces définitions figuraient dans les articles du blog que ce soit dans le corps du texte ou en notes.

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Secte

  ❖  Selon Wikipédia, d’un point de vue étymologique, ce mot vient du latin secta, qui a comme définition une voie que l’on suit, un parti, une cause, une doctrine philosophique, un groupe religieux. Ce terme est dérivé du verbe sequi, qui signifie suivre (la dérivation étymologique à partir du latin secare, qui signifie couper, est erronée.)

Le mot secte en grec, équivalent de la secta latine, est hairesis (αἵρεσις : option, opinion, secte, parti). Une hérésie désignait d’abord le choix ou la préférence pour une doctrine, bien avant d’avoir la connotation péjorative que l’Église catholique lui a donné : celle de doctrine dissidente.

Ce mot a quatre sens courants :

  ⚝  le sens étymologique & sens premier : une branche, le plus souvent dissidente, d’une religion installée ;

  ⚝  le sens positif déclaré par les nouveaux mouvements religieux : groupe d’individus libres exerçant ensemble une activité dans un champ religieux ou spirituel (puisqu’il existe des champs spirituels non religieux, ces champs s’intéressant aux pouvoirs de l’esprit), comme d’autres s’associent dans un domaine artistique, avec son système de croyances ou sa philosophie originale, plus ou moins perfectionné & des adeptes, apparemment, non manipulés mentalement ;

  ⚝  le sens négatif fort : toute organisation, y compris les sociétés secrètes, ayant été condamnée pour préjudices envers ses adeptes, manipulés mentalement, ou ayant subi d’autres contraintes ;

  ⚝  le sens négatif étendu : toute organisation soupçonnée d’exercer une manipulation mentale sur ses adeptes afin de les exploiter.

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Pour ma part, je l’emploie pour désigner d’une part un groupe d’individus, uni par un ensemble de croyances souvent irrationnelles, mais constituant, à ses yeux, une vérité incontestable, & cherchant d’autre part à imposer ses vues à l’ensemble de la population ; elles sont dangereuses quand elles considèrent leurs dogmes comme prioritaires sur les lois républicaines & qu’elles ont assez d’adeptes pour y arriver.

En ce sens, judaïsme, christianisme, islam sont sinon des sectes   (05), au moins, les sources de dangereuses sectes.

Le véganisme est pour l’instant bien trop marginal pour être considéré comme dangereux, mais le potentiel d’intransigeance imbécile de personnes obligeant des carnivores (chiens & chats) à suivre des régimes végétaliens, alors qu’ils prétendent ne pas faire souffrir les animaux, est alarmant. Il s’avère hautement sectaire, comme le prouve les statistiques : sur cent-trente-deux commentaires reçus, cent-vingt-neuf étaient des injures dont la plus gentille était de la forme Abruti tu n’as rien compris !, deux, des exposés partiels du credo végétalien, affirmant, eux aussi, que je ne savais pas de quoi je parlais   (06), & le dernier, un argumentaire rationnel !

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Végétarisme & végétalisme

  ❖  Toujours selon Wikipédia, il s’agit d’une pratique alimentaire qui exclut la consommation de chair animale. La pratique peut inclure les œufs (ovo-végétarisme) ou le lait (lacto-végétarisme). Dans le cas contraire, il s’agit de végétalisme.

La Vegetarian Society (qui eut comme membre Gandhi), fondée en 1847, écrit qu’elle a créé le mot végétarien à partir du latin vegetus signifiant sain, frais & vivant, comme dans l’ancienne expression homo vegetus désignant un homme sain de corps & d’esprit. Le nom n’a, donc, pas de rapport avec l’absorption exclusive de végétaux. Végétivorisme & végétivores seraient des mots plus appropriés pour désigner une alimentation exclusivement végétale & ses pratiquants, d’autant que l’on peut être sain de corps & d’esprit tout en mangeant, entre autres, des animaux, ce que je nomme omnivorisme.
Personnellement, j’aurais tendance à considérer comme végétariens tous les végétivores non végétaliens.

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Véganisme

  ❖  Toujours selon Wikipédia, il s’agit d’un mode de vie fondé sur le refus de l’exploitation & de la cruauté envers les animaux. Au-delà de l’adoption d’un régime alimentaire végétalien, le véganisme condamne la consommation ou l’achat de tout produit issu d’animaux ou testé sur eux (cuir, fourrure, laine, soie, cire d’abeille, cosmétiques, loisirs, etc.) Par rapport au végétarisme & au végétalisme, qui désignent stricto sensu des régimes alimentaires, le véganisme vise plus largement un mode de vie rattaché à des choix moraux & politiques, comme ceux du mouvement des droits des animaux. On nomme communément végane la personne qui opte pour le véganisme.

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Flexitarien

  ❖  C’est un néologisme de marketing récent qui désigne la flexibilité relative au degré de pratique du végétarisme ou du végétalisme. Par exemple, un flexitarien peut manger végétarien chez lui, mais accepter de manger des plats incluant de la viande au restaurant, dans la famille ou chez des amis.

Les raisons amenant une personne à devenir flexitarienne peuvent concerner la santé, le souhait d’un traitement plus juste des animaux, ou des préoccupations environnementales. Elles sont similaires aux motivations des personnes végétariennes.

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Détenteur de vérité

  ❖  Personne ou groupe d’individus qui a besoin pour se convaincre de posséder la seule vérité possible de l’imposer aux autres.

Ces groupes & ces individus sont un des fléaux de notre société, car majoritairement composés de cons, au sens où je comprends ce mot (cf. Démocratie & liberté), ils osent tout ! En particulier, se réclamer d’études dites sérieuses, qui ne sont parues dans aucune revues scientifiques & dont le texte n’a pas été lu par ceux les mentionnant.

Il est évident que nous possédons tous une conception propre du monde plus ou moins structurée, plus ou moins ancrée en nous. Le problème vient de ce que certaines sont exclusives des autres : elles ne sont acceptables, pour leurs adeptes, que si toutes les autres sont dans l’erreur ; il faut donc faire disparaître ces constructions intellectuelles erronées &, éventuellement, leurs adeptes. La seule croyance respectable est celle du détenteur de vérité.

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Souffrance & douleur

  ❖  Selon le TLFI, la souffrance est liée à la douleur quand elle n’en est pas synonyme. Il s’agit d’une rupture du bien-être, de l’équilibre de la santé (souffrances physiques ou morales), de la perte ou de la diminution de l’intégrité physique (souffrances physiques). Les souffrances physiques sont produites par une blessure, une brûlure, une lésion, etc. ; les souffrances morales le sont par une déception, un deuil, un chagrin, une peine, qui compromet plus ou moins gravement la quiétude, le goût, le bonheur de vivre, en bref, le bien-être.

Selon Wikipédia, la douleur (comme sensation), la nausée, la détresse respiratoire & la démangeaison sont des exemples de souffrance physique. L’anxiété, le deuil, la haine, l’ennui sont des exemples de souffrance mentale. L’intensité de la souffrance peut présenter tous les degrés, depuis l’anodin négligeable jusqu’à l’atroce insupportable. En même temps que l’intensité, deux autres facteurs sont souvent pris en considération, la durée & la fréquence d’occurrence.

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Afin de faciliter le débat, je vais regrouper les critiques qui sont de sept sortes :

  ⚝  le respect de leur croyances,

  ⚝  l’indifférenciation des végétariens,

  ⚝  la contestation de leur sectarisme,

  ⚝  la relation à la douleur,

  ⚝  le mauvais exemple Hitler,

  ⚝  la nature humaine herbivorienne,

  ⚝  l’argument d’autorité.

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Véganisme & antivéganisme

  ❖  À leur décharge, les commentateurs végans se comportent comme l’immense majorité des membres des minorités détentrices de vérité qui s’estiment incomprises. J’ai entendu ce type de réaction dans la bouche de témoins de Jéhovah, énervés par mes remarques & j’en ai lues dans le périodique La Décroissance & dans la revue de l’Union des Athées, par exemple. Partisan d’une décroissance intelligente, militant laïque athée, je peux comprendre ces réactions même si je les réprouve, car il n’y a pas, à mon sens, de vérité absolue !

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Le respect des croyances

  ❖  J’ai lu beaucoup sur les pratiques végétariennes & si l’on excepte le véganisme qui relève de la foi & de la mauvaise conscience judéo-chrétienne, je suis assez d’accord avec l’approche. Même si je suis un incroyant, je respecte toutes les croyances respectables, tant qu’on ne cherche pas à me les imposer !

J’ai assez d’amis végétariens intelligents ou flexitariens pour faire la différence avec le sectarisme végan. Quand je les reçois, je leur compose des repas végétariens, mais, à une exception près, ils ne m’ont jamais fait manger de viande, bien que sachant à quel point je l’aime ! Où est l’ouverture d’esprit ? Où est le respect d’autrui ?

Pour les végans, comme pour les islamistes, le respect des croyances est à sens unique : le président iranien justifiait qu’une journaliste occidentale porte le tchador pour l’interviewer au nom du respect de ses croyances à lui & le fait qu’une journaliste iranienne porte le tchador, en Occident, au nom de ses croyances à elle (plutôt à lui en fait). Il en est de même pour les végans : au nom de leurs croyance, je ne dois pas leur faire manger de la viande & je ne dois pas en manger quand ils me reçoivent !

Il existe, néanmoins une différence de fond entre les islamistes & les végans : ces derniers font partie des minorités assiégées.

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La notion de respect des croyances pose un problème celui de la respectabilité des croyances : toutes ne sont pas saines. Le nazisme est une croyance malsaine, car elle sacrifie à une pseudo-race, dite supérieure, le reste de l’humanité. J’ai tendance à considérer l’antispécisme, qui sacrifie l’humanité au bénéfice d’autres espèces, aussi malsain que l’écologisme qui sacrifie l’humanité à la Nature. Bien sûr, écologismistes, comme végans, prétendent vouloir le bien de l’humanité. Effectivement, ils veulent le bien d’une humanité conforme à l’idée utopique qu’ils en ont. Hélas, cette humanité n’existe pas. À la rigueur, elles pourront exister quand toute l’humanité aura résolu les problèmes de survie ! Le véganisme comme l’écologisme sont des idéologies de repus !

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Mettre tous les végétariens & végétaliens dans le même sac

Les végétariens & végétaliens que tu traites de secte.[1]

Je ne connais pas de végétariens non végétaliens ayant une mentalité sectaire. En revanche, tous les végétaliens, que j’ai rencontrés, sont des sectaires au sens où j’entends ce mot ! Entre autres, ce sont des détenteurs de vérités n’admettant pas la critique !

S’il est vrai que certains vegans peuvent être idiots (comme tout le monde d’ailleurs : omnivores, végétariens, petits, grands, noirs, blancs, etc.), merci de ne pas mettre tout le monde dans le même panier, sinon vous risquez fort de passer pour un étriqué d’esprit.[2].

Ayant fondamentalement un esprit de statisticien, je le dis & je le répète :

  ⚝  quand j’énonce une affirmation relative à une population, je m’attends à ce que celle-ci suivent une loi normale ; je m’attends donc à ce que 2,5  % des végétariens soient de purs sectaires & à ce que 2,5  % ne le soient pas du tout ; en me basant sur ceux que je connais, je pense que les végétaliens font partie des 20 % de végétariens les plus sectaires  (07) ;

  ⚝  je suis convaincu que la loi des grands nombres ne s’applique qu’à des populations ayant plus de 1 800 individus ; comme j’espère qu’il y a moins de végétaliens que cela dans notre pays, je dis seulement que mes appréciations se réfèrent à ceux que j’ai rencontrés & à ceux dont j’ai lu les injures ou les inepties ;

  ⚝  même s’il n’y a qu’une seule personne intelligente  (08) sur plus de cent, cela ne suffit pas pour affirmer que tous les végétaliens sont des crétins confirmés.

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Parce que je connais un grand nombre de vegans qui ne se croient pas supérieurs aux "omnivores" & qui respectent ces derniers.[2]

Outre les auteurs des deux textes critiqués dans mes articles & les imprécateurs haineux qui m’ont injuriés dans les commentaires, mes rencontres avec les végans se limitaient à six personnes qui obligent leurs chiens & leurs chats à suivre un régime strictement végétalien. En rencontrer une, mesurée & intelligente, s’avère d’autant plus agréable que je commençais à désespérer.

Dénoncer une secte ne signifie pas penser que tous ses adeptes sont des malades : le christianisme prêche l’amour du prochain, mais combien d’atrocités ont été commises afin de convertir des humains à sa vérité ! Je connais beaucoup de chrétiens que cela révulse ! Les végans semblent aussi convaincus de détenir la seule vérité que les membres de l’Opus Dei ou les salafistes.

Ceci dit, antiraciste viscéral, j’ai, entre autres, un défaut important je suis connophobe & tous les textes végans que j’ai lu, aussi bien en français qu’en anglais, sont remplis de conneries (09) visant à habiller de rationalité un comportement irrationnel. Il est tout à fait légitime de refuser de manger de la viande pour quelque raison que ce soit. Ce ne l’est pas de vouloir faire croire que c’est la seule attitude rationnelle possible.

Ce que je dénonce c’est cet aveuglement : les intégristes sont des gens malsains qu’ils soient chrétiens, musulmans, juifs, hindous, sikhs ou végans ! Au nom de leur vérité, ils condamnent la différence !

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Secte & détention de vérité

Deuxièmement, les non végétariens ne sont pas considérés comme des idiots mais des victimes du système & des végétariens/vegétaliens en devenir car la prise de conscience est possible pour tous.[1]

Cette situation justifie ma remarque précédente. J’ai eu droit à ce même type d’attitude de la part d’autres intégristes : psychanalystes (Tu ne pourras comprendre que quand tu auras suivi une analyse !) ; juifs, chrétiens, musulmans ou baha’is (Tu ne peux pas comprendre car tu n’as pas la foi !) (10). Cela ne tient pas, car ils ne veulent pas admettre que la compréhension relèvent de l’intellectuel, contrairement au ressenti qui relève de l’émotionnel (11) : je ne pourrai jamais ressentir ce qu’éprouve un chrétien, par exemple, vivant sa foi, pas plus qu’il ne pourra ressentir un jour ce que j’éprouve, avec mes croyances, car nous avons, tous, besoin de croire afin de donner un sens à un monde dont la complexité nous dépasse (12). En revanche, si je prenais la peine de le lui expliquer, & s’il n’était pas complètement borné, il pourrait comprendre ce que je vis !

Chaque être vivant est notre frère ou notre sœur.[1]

Encore une croyance idiote : les végétaux comme les animaux sont des êtres vivants ; les microbes aussi, tout comme les bactéries, pourtant nous n’hésitons pas à les détruire. Pour ce qu’en j’en sais, les jaïns sont les seuls végétaliens à peu près cohérents, même s’ils limitent leur conception du vivant aux seuls animaux.

L’antispécisme a un sens chez des hindous ou des jaïns, croyants à la transmigration de l’âme. Chez des occidentaux, il relève de la mauvaise conscience judéo-chrétienne, du refus de nous accepter pour ce que nous sommes : des prédateurs omnivores !

Même appliquée aux seuls humains, cette affirmation ne s’avère pas : la nouvelle de la mort de faim ou de malnutrition d’un enfant toutes les minutes quelque part dans le monde nous touche moins que celle de la disparition d’un de nos proches, même s’il n’est ni notre frère ni notre sœur, même si nous le haïssons !

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La relation à la souffrance

Il s’avère que j’ai un problème avec la souffrance : je ne supporte ni qu’on l’inflige à des êtres humains ni que certains se l’infligent. Étant viscéralement anti-sadique & anti-masochiste, je refuse de mêler plaisir & souffrance !

Certains font souffrir les animaux en réduisant leur espace vital (gros chiens en appartement, élevages industriels), en les maltraitant (abattages des animaux à fourrure, abandons, blessures) ou en leur imposant un régime alimentaire pour lesquels ils ne sont pas fait [Je n’ai jamais entendu parler d’omnivores obligeant des herbivores à manger de la viande !] Il s’agit, à mon sens, de délits qui devraient être punis, comme les crimes commis, eux, envers les membres de notre espèce.

La souffrance est liée à l’existence des êtres vivants : selon certains botanistes mêmes des végétaux peuvent ressentir une forme de souffrance. Nos réactions majoritaires face à elle, la considérer comme une punition (judaïsme, christianisme) ou une épreuve manifestant la volonté divine (islam, hindouisme) ou la refuser en se réfugiant dans l’ataraxie (épicurisme, bouddhisme), semblent également malsaines. À mon sens, il se révèle plus judicieux de la supporter & de la surmonter, car elle nous permet de nous améliorer (13). Cela est plus facile à dire qu’à faire, mais le résultat, en vaut la peine, comme le prouve l’immense majorité des femmes qui ont accouchées, les virtuoses & les sportifs.

Si nous ne pouvons la supprimer, nous pouvons la limiter. Préférer réduire celle de membres d’autres espèces animales que la sienne est criminel quand près d’un milliard d’êtres humains meurent de faim, chaque année ! Cela ne veut pas dire qu’il faut martyriser d’autres être vivants, mais qu’il faut définir des priorités.

De plus, le ressenti de la souffrance semble lié à l’existence d’un système nerveux. Les animaux n’en ayant pas (mollusques, insectes, arthropodes) peuvent donc être mangés sans scrupules. Nous n’en avons pas quand il s’agit de tuer des microbes !

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Les chasses à courre, tout comme la pêche dite sportive (14) & les corridas sont des activités malsaines ! Si je condamne sans réserve les deux premières occupations dans lesquelles l’animal souffrent longtemps sans pouvoir infliger de dégâts à ses persécuteurs humains, je suis plus réservé pour la dernière. Ce n’est pas qu’elles soient moins pénibles pour les animaux, mais parce qu’ayant assisté, dans mon enfance, à plusieurs d’entre elles, je garde un excellent souvenir de cette communion entre le public & le torero, & une admiration pour la grâce de ces derniers, face au danger. Contrairement aux courses provençales, elles restent des pratiques barbares !

En revanche, les expérimentations sur les animaux me choquent d’autant moins qu’elles épargnent des vies humaines.

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Les exemples

Autre point : Hitler végétarien ou pas ? Certains disent qu’il n’aurait été végétarien que par prescription médicale... d’autres par conviction personnelle, peu importe.[1]
Concernant le fameux mythe du "Hitler était végétarien".. Non. Son médecin le lui avait conseillé d’arrêter la viande pour sa santé (& oui !) mais il ne l’a pas fait, il a d’ailleurs fais cesser toutes les activités des associations végétariennes à son arrivée aux pouvoirs, & les végétariens ont eux-aussi été éliminés.[3]

Cet exemple n’était cité qu’en raison de la revendication d’Einstein comme bon exemple. Ce dernier n’est pas né végétarien, comme Hitler (Plusieurs témoignages attestent qu’il l’a été durant les derniers mois de sa vie.), il l’est devenu (Il est impossible de savoir si cela à un lien avec sa détérioration mentale & physique. Ce n’est pas le régime alimentaire qui est responsable du génie, des tares & des maladies mentales, sauf carences.) & s’ils étaient, peut-être, végétaliens ils n’étaient, certainement, pas végans, ce mouvement n’étant apparu qu’après leur mort.

Doit-on parler de Staline, Mussolini, Khadafi, Franco, Saddam Hussein, etc. tous "omnivores" ? Faire une comparaison entre ces dictateurs & ceux qui mangent de la viande serait ridicule non ? Car il est très étrange de vouloir tirer un exemple du chapeau parmi des centaines de personnalités pour faire une comparaison, vous ne trouvez pas ?[2]

C’était la raison de ma remarque : pourquoi avoir choisi deux ou trois personnalités remarquables alors que des milliers d’autres étaient omnivores ?

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Omnivore ou herbivore

Troisièmement, tu te plais à évoquer « l’omnivorisme naturel » qui est sans doute ici ta plus grosse erreur car tu n’avances aucune preuve.[1]

Faux ! j’avance plusieurs preuves :

  ⚝  l’omnivorisme de nos cousins chimpanzés qui disposent du même équipement biologique que nous (dentition, système digestif) ;

  ⚝  le carnivorisme des ours blanc & le végétivorisme des pandas géants dus l’un & l’autre à leur environnement, alors qu’ils disposent, comme nous d’un équipement d’omnivore.

Mais il existe deux phénomènes, facilement, observables & encore plus convaincants :

  ⚝  l’inexistence d’une société humaine végétarienne ou végétalienne ;

  ⚝  le faible nombre de pratiquants du végétarisme & du végétalisme : en Inde où 81,2  % de la population se réclament de l’hindouisme, du bouddhisme ou du jaïnisme (trois religions prônant le végétarisme ou le végétalisme), seulement 31 % se déclarent végétariens & 9 % végétaliens.

L’homme est pourtant à 100% herbivore & il est aisé de le prouver.[1]

Voici les preuves avancées :

  ⚝  Longueur de l’intestin 7 à 13 fois le torse.[1]

  ⚝  Transpiration des chevaux & halètement des chiens & des loups.[1]

  ⚝  L’homme n’a également rien d’un chasseur carnivore.[1]

  ❖  Pour ce qui est de la longueur de l’intestin c’est une joyeuse blague : il est vrai que beaucoup de carnivores ont un système digestif plus court que celui des herbivores, & c’est peut-être parce que la viande est plus facile à digérer. Mais ce n’est pas une règle absolue : les cachalots plus gros carnivores de la planète ont un intestin qui peut faire jusqu’à seize fois la longueur de leur corps !

  ❖  Si les chevaux transpirent c’est peut-être parce que comme nous ils n’ont pas de fourrure empêchant la transpiration de les rafraîchir. Les cachalots & les dauphins halètent-ils ?

  ❖  Effectivement nous n’avons rien d’un chasseur carnivore, car nous sommes des prédateurs omnivores !

Curieusement, aucun de ces fervents adeptes de comparaisons zoologiques ne nous comparent à nos plus proches cousins : chimpanzés & bonobos.

Il y a de fortes chance que nos premiers ancêtres aient été, comme les chimpanzés, des omnivores à prédominance végétivores & que leur régime se soit orienté vers plus de viande lors des glaciations, puis que nous ayons conservé cet omnivorisme à prédominance carnassière, particulièrement, chez les plus puissants & dans les sociétés riches. Si nous étions réellement faits pour ne digérer que des végétaux, il aurait existé des sociétés totalement végétariennes.

Aucun partisan du végétarisme ne remarque que nous pouvons digérer toutes les viandes crues, mais très peu de végétaux ! Nous pouvons manger presque toutes les feuilles & presque tous les fruits crus, mais les graines & les racines sont rarement digestibles crues, or elles constituent l’essentiel de notre alimentation !

Il en est de l’omnivorisme comme des différences comportementales entre les sexes : l’un & les autres sont inhérents à notre nature. Mais nous sommes devenus des êtres de culture plus que de nature : nous pouvons dépasser nos prédéterminations, au lieu de les accentuer, mais nous ne le fairons que quand nous y serons contraints ! Le faire volontairement, afin d’améliorer le sort de l’ensemble de l’humanité est souhaitable, mais cela ne pourra pas se produire, dans une société libérale ultra-consommationiste !

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L’enfant bon préfère manger la pomme plutôt que le lapin.[1]

Je suppose que c’est un gag ! Cette phrase montre deux choses le rousseauisme naïf de son auteur & sa bêtise profonde : je doute qu’un végan ait fait le test, sauf si le lapin est en peluche ou vivant ! Certes, entre un morceau de pomme & un de chair de lapin, même crue, il est à peu près certain qu’une majorité des enfants préférera la pomme au lapin, parce que le tropisme pour le sucré est très fort, mais il n’est pas universel. Qui plus est, si le morceau de lapin était convenablement rôti, les proportions pourraient s’inverser ! Faîtes le test avec une pomme de terre & regardez le résultat !

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Plus, si nous voulions une alimentation conforme à notre système digestif naturel, nous ne devrions consommer que des aliments qu’il digère crus qu’ils soient d’origine animale (tartares, carpaccios, ceviches, chair à saucisse, viandes salées – jambons, lard, saucisson, morue... –, mollusques, miels, etc.) ou végétale (huiles, boissons fermentées, fruits,  amandes, salades & autres crudités) !

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L’argument d’autorité

Troisième point : l’association américaine de diététique qui regroupe 68 000 professionnels de santé indépendants annonce & ce, depuis 2003 que le végétalisme & végétarisme peuvent être des alimentations bonnes pour la santé (à tous âges) à condition qu’elles soient équilibrées (mais en fait comme n’importe quel régime, non ?)[2]

J’ignore comment se prennent les décisions au sein de cette association, mais il y a peu de chance qu’il en soit différemment de celles que je connais où une minorité agissante impose ses choix à une majorité passive & pas forcément convaincue. Ce qui serait intéressant c’est de connaître le nombre total de praticiens de santé dans le monde pour le rapporter à ces 68 000. Enfin, n’oublions pas, & j’y reviendrais, que les États-Unis sont un pays dans lequel des États mettent sur le même plan une croyance religieuse (le créationnisme) & une théorie scientifique (le darwinisme).

Alors oserez-vous remettre en question l’avis de ces 68 000 professionnels indépendants de tout lobby agricole ?[2]

Oui, pour deux raisons, la première énoncée supra est le mode de prise de décision dans les associations ; le seconde est l’insistance sur l’indépendance ou la dépendance : le message étant tout nutritionniste qui est en désaccord avec la doctrine végane est acheté par les lobbies agricoles ou n’a pas réfléchi au problème !.

Enfin, l’argument souligne la nécessité de l’équilibre nutritionnel, or il est impossible à atteindre avec une alimentation végétalienne puisque la vitamine B12 ne se trouve que chez les animaux. Il y faudrait des compléments alimentaires que les végans refusent puisqu’ils ne veulent pas voir souffrir des animaux (15).

Autre point : l’argument écologique est confirmé, que vous le vouliez ou non (reconnu par la FAO). Les Nations Unies ont même appelé récemment à manger moins de viande pour éviter les dégâts pour l’environnement. Sont-ils eux aussi sectaires parce qu’ils incitent à diminuer l’aliment carné dans les assiettes ?[2]

Entre manger moins de viande & ne plus en manger du tout, il y a une nuance ! Je suis tout à fait d’accord pour ce qui est de manger moins de viande, mais pas pour des raisons pseudo-écologiques : les pollutions industrielles sont bien pire que celles causées par l’industrie agro-alimentaire. Je suis, certes, sensible à l’argument économique, il est impossible que toute la population de la planète puisse, un jour, manger autant de viande que celle des pays de l’OCDE ou même que celle des pays émergents, dont la consommation augmente avec la prospérité. Cependant ce problème relève d’une problématique plus complexe : celle du productivisme & du consommationisme.

Les études de la FAO, du PNUE & d’autres organismes internationaux sont à replacer dans le cadre idéologique libéral de culpabilisation des individus afin de dédouaner les entreprises. (Ce qui veut dire ni qu’elles sont à rejeter, ni que nous ne devons pas nous sentir concernés, mais qu’il faut les relativiser !)

Je suis convaincu que nous devrons tous devenir végétariens, mais cette transformation sera contrainte : elle se fera dans le sang & dans les larmes ! Personnellement, je suis convaincu de la réalité du besoin de viande en raison de son universalité (Comme la foi, il est majoritaire dans toutes les sociétés. Cela ne signifie ni que Dieu existe ni que nous devons nous gaver de viandes.) Mais l’abus est nocif : même si j’aime la viande, je n’en mange pas tous les jours, malgré les recommandations de mes médecins (traitant, nutritionniste, cardiologue) qui craignent, entre autres, une perte de masse musculaire chez un sédentaire ayant très peu d’appétit.

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Sur quelles études sérieuses vous appuyez-vous pour affirmer qu’un régime végan ne peut être bon pour un enfant ? Un article de Doctissimo ?[3]

Il n’y a aucun besoin d’études approfondies : il suffit de connaître les quantités de végétaux à faire ingérer à un enfant pour lui fournir la même quantité de protéine qu’avec des aliments carnés & la difficulté à leur faire manger ces mêmes végétaux quel que soit l’art culinaire mis en œuvre !

Encore une fois, vous constaterez si vous faites l’effort de vous informez que dans la plupart des pays hormis encore la France fermée au véganisme, que la plupart des médecins n’ont rien contre le régime végan ni contre son application aux enfants.[3]

Que ce soit en France ou à l’étranger la plupart des médecins ne sont pas hostiles au végétarisme, ils sont plus réservés pour le végétalisme quand ils n’y sont pas opposés, si l’on fait l’effort de lire autre chose que de la prose végane on le constate : même aux État-Unis, le végétalisme ne fait pas l’unanimité !

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& chaque parent est libre d’élever son enfant comme il le souhaite, si cette alimentation végétarienne ou végétalienne est bien équilibrée (de préférence par un professionnel), où est le problème ? Vous savez, je reçois de nombreux petits patients "omnivores" obèses & en mauvaise santé & on ne fait pas pour autant de procès aux parents qui ont imposé leur modèle alimentaire à leurs enfants ![2]

Il y a dans cet alinéa deux points particulièrement choquants :

  ⚝  considérer que les enfants étant la propriété des parents ceux-ci peuvent en faire ce qu’ils veulent ; cela justifie l’assassinat d’enfants malades ayant besoin d’une transfusion sanguine par des parents qui n’en veulent pas ;

  ⚝  amalgamer un comportement naturel & un comportement irrationnel ; c’est ce que font les créationnistes mettant le darwinisme, théorie scientifique sur le même plan que leurs croyances religieuses.

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Quand à ceux qui prétendent que l’homme aurait des carences si il se passe de protéines animales : c’est complètement FAUX & la plupart des nutritionnistes le disent toutes le vitamines nécessaires à l’homme proviennent de la terre.[1]

L’ignorance va de pair avec la foi aveugle : on peut tout ignorer des vitamines, des aliments les contenant & de leur assimilation, mais il vaut mieux éviter de s’en vanter.

Si les vitamines (elles sont forcément nécessaires sinon elles ne sont pas des vitamines) sont présentes dans la terre pourquoi ne pas en manger !

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Le choix d’être végétarien, végétaliens ou vegan c’est avant tout le choix de l’amour & de la compassion.[1]

C’est ce qu’on appelle un amalgame & un acte de foi : il existe plusieurs raisons pour devenir végétarien, elles diffèrent de celles incitant à devenir végétalien & celles-ci diffère également de celles poussant au véganisme. De plus, l’amour & la compassion, aussi réels qu’ils soient, s’avèrent des rationalisations masquant, par exemple, le dégoût de la viande ou la mauvaise conscience judéo-chrétienne. La maladie peut en être une autre.

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Le facteur n°1 qui tue les gens choisissant un autre régime que celui végétalien est la maladie cardiaque causée par les artères bouchées ;[1]

mais pas que, il y a également les crises cardiaques, la plupart des cancers dont ceux du colon, du sein, de la prostate, du pancréas, des ovaires, maladie du foie, diabètes, ostéoporoses, asthme, haute tension & obésité.[1]

Les fruits, légumes, noix, graines & légumes ne causent pas de maladies & ne peut pas faire de tort car nous sommes fait pour les manger.[1]

Un remarquable ramassis d’inepties !

Je suis ravi d’apprendre : que le sucre n’est pas un produit d’origine animale ; que le commentateur peut manger des amanites phalloïdes sans en mourir ! Nous sommes tellement faits pour manger ces aliments que nous ne savons pas digérer la plupart sans les avoir fait cuire !

Bien sur, il y a d’autres facteurs pour toutes les maladies cités tels que l’alcool, la cigarette ou le stress mais les premières sont la consommation des aliments d’origines animales. La preuve, un vegan n’aurait jamais de mauvais cholestérol (le seul bon cholestérol est produit par le corps) & évite ainsi 95% des graisses saturés (le reste étant l’huile en général)[1]

Qu’il existe des huiles contiennent des graisses saturées ne l’effleure pas !

La protéine animale comporte un danger important mais peu connu : l’acidité. En effet, la protéine animale est bien trop acide pour être digéré par l’homme (cf paragraphe du dessus) & le sang de l’homme devient instantanément acide à la seconde où une protéine animale y pénètre. Le sang de l’homme ne pouvant pas rester acide sinon l’on meurt, le corps doit se servir du phosphate présent dans le corps humain pour neutraliser l’acidité ; on ne trouve du phosphate que dans un seul endroit du corps humain : LES OS. Le corps se retrouvent ainsi dans l’obligation de sucer le phosphate & le calcium des os (l’un ne va pas sans l’autre), utilise le phosphate pour neutraliser l’acidité & urine le calcium.[1]

Un autre remarquable ramassis d’inepties ! Le docteur Seignalet (L’Alimentation ou la troisième médecineISBN 2-86839-702-6) explique, en s’appuyant sur une vaste expérience clinique, que les viandes sont crues, bonnes, & cuites, mauvaises, pour notre santé, que le blé & le maïs sont à proscrire !

Sache que 98% des animaux sont tués au nom de l’industrie agro-alimentaires & que la majorité des problèmes environnementaux proviennent de cette industrie.[1]

Une méconnaissance complète des problèmes écologiques (cf. Décroissance & environnementalisme) !

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D’abord,vous avez l’air d’avoir un sérieux problème avec les définitions : vous faussez au début de votre texte celle du véganisme, que vous rectifiez mine de rien à la fin de votre texte.[3]

Si elle avait lu le texte correctement, elle aurait remarqué, à la fin de la phrase, une note donnant la définition exacte du véganisme ! Je ne tronque jamais les définitions, car c’est une source de malentendu, particulièrement quand on traite de sujet relevant de la religion, car, en attaquant la conception du monde de croyants, on provoque toujours des réactions haineuses, la foi étant incompatible avec la critique ! la précision du vocabulaire est indispensable afin d’éviter d’accroître les réactions malveillantes.

& n’oublions pas le problème majeur de votre texte : vous nous faites passez pour des sectaires ! Très bien, & qui est notre gourou ? Qui nous impose des règles ? Qui nous manipule ? Qui nous soutire notre argent ? Vous affirmez des choses à la limite de la dangerosité. En France le Ministère de la culture se charge de controler les congrégations religieuses (oui parce que les sectes comme les religions ont pour base la croyance en quelque chose d’immatériel, alors que les végans ont des convictions très concrètes).[3]

Trois erreurs :

  ⚝  ce sont le Ministère de l’Intérieur & le Conseil d’État qui ont en charge ce contrôle ;

  ⚝  le fait religieux n’est pas basé sur l’immatériel, mais sur l’irrationnel ;

  ⚝  le mot sectaire à trois sens, celui retenu par le commentateur, mais aussi celui d’adepte déclaré et sans réserve d'une doctrine philosophique ou politique & celui de personne faisant preuve d'intolérance plus ou moins agressive et d'étroitesse d'esprit à l'égard des opinions religieuses, philosophiques ou politiques d'autrui ; aucun besoin de gourou ou de manipulateur.

Même si la France n’est pas un pays encore très ouvert au véganisme (en témoignent des articles de ce genre...), elle ne l’a pas classé en tant que secte à ce que je sache.[3]

 

Tous les scientologues & tous les adventistes nient être membre d’une secte, cela ne signifie pas que la scientologie & les églises adventistes (Témoins de Jéhovah, par exemple) n’en soient pas !

Pour être classé comme secte, en France, il faut que le groupe menace la santé mentale des individus y adhérant. C’est la raison, pour laquelle les scientologues refusent ce qualificatif. C’est aussi celle pour laquelle le véganisme n’est pas considéré comme telle ! La scientologie, comme le sadisme philosophique, sont des conséquences extrêmes du libéralisme. Le véganisme est une résurgence du mouvement hippie mêlant des réminiscences d’hindouisme & de mauvaise conscience judéo-chrétienne. Dans les deux cas, il s’agit de détention de la Vérité (16). Le prosélytisme des végans n’est peut-être pas aussi virulent que celui des adventistes, mais il est.

Enfin, on trouve aussi des articles de ce genre dans les pays anglo-saxons. Il n’y a pas qu’en France que des esprits indépendants des lobbys agricoles remettent en cause cette idéologie pernicieuse, mais il est de bon ton de mettre en avant l’arrièration de ses compatriotes, c’est la masochsime chauviniste !

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Cloture du débat

Comme le souligne le commentaire [2], les excès sont nuisibles. Pour m’y être livré sans modération, j’ai dû subir une péritonite. Depuis, mangeant plus que modérément (Je consomme rarement plus de 1 500 calories par jour !), je mange de tout & me porte bien, tout en ayant une vie pleinement active !

Certes, mes médecins m’ont incité à manger un peu plus de viande que je ne le voudrais (17), les risques de pertes de masse musculaire étant non négligeable, quand on atteint un âge vénérable.

Si j’aime les animaux surtout cuisinés, je ne suis pas impiteux. Je réprouve les souffrances inutiles infligées aux animaux, y compris humains.

C’est donc sans états d’âme que j’écris ces lignes. Je peux admettre que bien que nous puissions manger de tout, nous n’avons pas besoin de manger de tout, mais j’estime inacceptable de prétendre que nous ne devrions pas manger de tout. C’est un argument d’ascète, irrecevable par l’hédoniste que je suis ! Aucune de ces deux positions n’est rationnelle !

L’argumentation philosophique n’est admissible que par des croyants en acceptant les axiomes. L’argumentation économique pour fallacieuse qu’elle soit soulève un problème résolument ignoré : les ressources ne sont pas également réparties ni entre les pays ni entre les habitants des pays. Si des Éthiopiens exportaient de la nourriture pendant que d’autres mourraient de faim, c’est en raison de leur volonté libérale de s’enrichir plutôt que d’aider leurs compatriotes. Il n’en reste pas moins que comme le montre Mrs Delgado, Rosengrant, Steinfeld, Ehui & Courbois dans leur rapport L’élevage d’ici 2020 : La prochaine révolution alimentaire (Livestock to 2020 – The Next Food Revolution) pour la FAO, paru en mai 1999, chez IFPRI-FAO-ILRI, l’élevage, malgré ses inconvénients, s’avère vital pour les populations les plus pauvres de la planète (18).

Même en France, des personnes ne mangent pas à leur faim, sans que cela pose de problème aux amoureux des animaux. Ceux-ci étant présumés innocents, alors que ceux-là sont nécessairement pourris.

De fait, en France & en Occident, nous avons tendance à trop manger & pas seulement de la viande (19). Cependant, ce n’est pas la viande qui cause le plus de dégâts, mais le sucre, les graisses & le sel. La publicité & ses incitations à grignoter, l’habitude de manger en regardant la télévision, en pratiquant un jeu vidéo ou en visionnant un film au cinéma, celle de discuter la bouche pleine ou la course au gigantisme des portions (sachets de chips de plus de 15 g par personne (20), pi

as gargantuesques, hamburgers à deux ou trois steaks, sauces préfabriquées, verres de sodas sucrés géants, etc.) n’améliorent pas la situation.

La malbouffe & la malnutrition sont des problèmes autrement plus graves que l’omnivorisme. Les simples faits de prendre le temps de manger de mastiquer consciencieusement, en appréciant la bouchée, de ne pas parler la bouche pleine, de ne pas grignoter entre les repas diminueront les problèmes liés à la malbouffe & les quantités de viandes consommées. Cuisiner diététiquement ne prend pas plus de temps & ne coûte pas plus cher que de se gaver de saloperies industrielles, mais cela ne suffit pas : il faut, également prendre le temps de manger ! Cela demande seulement d’arrêter de vouloir consommer à tout prix, de passer moins de temps devant le téléviseur ou la console de jeux. On peut être plus dynamique en consommant moins de calories, parce que l’organisme n’est pas obligé d’en utiliser une bonne partie pour digérer l’autre. Cela implique la disparition des publicités pour les produits alimentaires & celle des fast-foods, cela nécessite que les salariés disposent de plus de ¾ d’heure pour manger (minimu légal), le midi !

De plus, le problème de la faim dans le monde n’est pas lié au végétarisme, mais au libéralisme : nous mangerions moins de viande & moins de fruits & de légumes exotiques ou hors saison, si les pays émergents ne nous en fournissaient pas à bas prix ! S’ils le font c’est dû aux choix de certains de leur ressortissants, au néocolonialisme &, parfois, aux diktats du FMI.

Les catastrophes qui s’annoncent proviendront, plus probablement, de l’épuisement des ressources naturelles (pétrole, or, nickel, plomb, platine, terres rares, etc.) que de problèmes alimentaires, même s’il est quasiment certain que la population souffrant de malnutrition croîtra !

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Les défenseurs des animaux

Jacques Julliard signe un remarquable article Pourquoi mange-t-on les animaux ?, publié sur le site

  ⚝  .Marianne2.fr, le dimanche 19 mai 2013 à 10:00. Quand je l’ai sauvegardé, ce texte avait été lu 15 143 fois & avait fait l’objet de 126 commentaires que je n’ai pas lu ! Il expose clairement toutes les inepties & quelques-unes des bonnes raisons de ne plus manger d’animaux, en manifestant une incompréhension totale du problème. Démonstration !

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Cadre du problème

La question animale sera l’une des interrogations majeures de notre siècle.

Première erreur de raisonnement la plus grave, mais la plus nécessaire. En effet pour justifier le renoncement à l’omnivorisme, il faut que le problème soit grave. Or nous avons des problèmes bien plus importants à résoudre : les dérangements climatiques, l’épuisement des ressources naturelles, l’augmentation de la faim dans le monde, la croissance de la précarité, celle de l’insécurité, celle de la consommation de drogues, le conditionnement médiatique aliénant des populations, etc.

C’est en puisant dans les ressources profondes de l’humanisme, athée ou religieux, que nous trouverons les ressources pour en finir avec la barbarie […]

La barbarie est la caractéristique ce qui n’est pas civilisé, or, il n’existe pas de civilisation où l’on ne mange pas d’animaux. Au sens figuré, elle va à l’encontre des valeurs morales ; dans ce sens ce n’est vrai que pour une infime minorité qui essaie d’imposer ses valeurs au plus grand nombre au nom de sa vérité ! Imposer sa volonté à d’autres est barbare quand cela affecte la minorité, mais pas dans le sens contraire !

L’humanisme, qu’il soit laïc ou confessionnel, tient l'homme pour la valeur suprême & revendique pour chaque homme la possibilité d'épanouir librement son humanité, ses facultés proprement humaines. Nos proies, si intelligentes soient-elles ne sont pas des êtres humains !

[…] qui fait de l’homme moderne, du grand beauf carnivore, l’exterminateur aveugle de toutes les autres créatures.

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Le beauf est une personne vulgaire, inculte & bornée. Donc, si j’ai bien compris tout homme moderne est un beauf carnivore. Le contraire est un ultra-réactionnaire végétarien ! À tout prendre je préfère être un homme moderne !

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La question

Oui, au fait, pourquoi ? […]

C’est tout l’art du polémiste malhonnête : poser une question à laquelle on ne veut pas réellement répondre. Car la réponse juste : c’est dans notre nature de prédateur omnivore n’est pas recevable !

[…] Depuis un certain temps nous ne nous mangeons plus entre nous. L’anthropophagie est considérée aujourd’hui comme un crime, à l’égal de l’inceste. […]

Comme la plupart des activités détruisant des vies humaines ou menaçant notre espèce ! Notez qu’il reste à prouver qu’à une certaine époque nous nous mangions entre nous !

[…] Quant aux animaux susceptibles de nous manger, nous ne manquons pas de les qualifier de « féroces ». Alors pourquoi trouvons-nous normal & sain de manger les autres espèces ?

Féroce a deux sens : qui a l’instinct de tuer ou d’attaquer l’homme ou d’autres animaux ; qui est réputé naturellement cruel ; dans le premier sens nous sommes des bêtes féroces ; dans le second, seuls quelques hommes le sont. Être féroce n’a de rapports ni avec l’anormalité ni avec l’insanité ! Il ne s’agit que d’une vaticination indigne d’un intellectuel.

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La pseudo-réponse

Il y a à cela trois raisons :
D’abord, la raison du plus fort. Depuis l’invention des armes à feu, le combat entre l’homme & l’animal est devenu inégal, & la planète s’est muée en un gigantesque camp d’extermination menée au nom de l’espèce supérieure.

D’une part, nous mangions de la viande & exterminions des espèces avant l’invention des armes à feu. D’autre part, le mythe de l’espèce élue, cultivé par les monothéismes dominants, atteignit son point culminant au début du

e siècle, & celui de la race supérieure à l’intérieur de l’espèce privilégiée, dans les années 1930, mais depuis ils sont en régression constante. La consommation de viande n’est pas liée à ces mythes mais au développement de la prospérité économique & de l’hédonisme matérialiste qui l’accompagne.

Parce que nous continuons de nous considérer comme la seule espèce douée de raison ou, mieux, de conscience de soi. Or, les études éthologiques les plus récentes montrent que des espèces supérieures sont douées de formes assez élaborées de cette conscience.

Il nous reproche de nous considérer comme supérieur aux autres espèces, mais lui-même raisonne en ces termes ! Il considère des espèces supérieures à d’autres ! avec quels critères ?

 

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Bel exemple d’amalgame que ce mélange de quatre actions n’ayant aucun lien : on peut, pour le plaisir, faire souffrir sans tuer ou tuer sans faire souffrir ; mais on peut aussi faire l’un ou l’autre pour se nourrir !

De plus, si nous sommes une espèce parmi d’autre pourquoi devrions-nous nous comporter différemment des autres espèces de prédateurs ?

À la suite de Jagadish Chandra Bose, qui entre 1900 & 1915, prouva de façon irréfutable que les cellules végétales réagissaient à des stimuli électriques & électromagnétiques tout comme les cellules animales, & de Jean-Marie Pelt, qui a montré l’existence de solidarité chez les végétaux, preuve, à mon sens de la présence d’une forme d’intelligence, Corinne Debost, sur le site http://mondevegetal.chez.com/, présente un document intitulé Communiquer avec le monde végétal, qui démontre l’existence d’une sensibilité chez les végétaux. Si l’on veut respecter toutes les espèces sensibles, il ne nous reste plus qu’à mourir de faim.

L’argument des végétariens contre la souffrance des végétaux : l’absence de système nerveux central est absurde d’une part, puisqu’ils refusent de manger des animaux n’en ayant pas (insectes, mollusques & arthropodes – crustacés), mais pas les végétaux ! & d’autre part, parce que ils appliquent une définition anthropomorphique de la douleur !

En revanche, lutter contre les souffrances imposées aux animaux dans les élevages, & les abattoirs, industriels est d’autant moins absurde qu’en outre cela détériore le goût des aliments quand ça ne génère pas de maladies !

Parce que, dans la théologie chrétienne, l’homme est la seule espèce créée à l’image de Dieu. Jésus est mort sur la croix pour tous les hommes, pas pour les bonobos ou pour les autruches. « Dieu se soucie-t-il des bœufs ? » demande Saint Paul. Cette exception humaine faite par le christianisme a fondé des origines jusqu’à nos jours, en passant par Descartes & Kant, le refus de considérer l’animal comme une fin ; ce ne serait qu’un instrument, une « machine ».

Un bel exemple d’occidentalisme borné, l’homme créature privilégiée des dieux n’est pas l’apanage du christianisme : toutes les religions l’affirment ! Toutes les religions, à l’exception du bouddhisme & du jaïnisme, justifient notre prédation par notre relation supposée unique au divin. Le matérialisme économique contemporain s’appuie sur la vulgate darwinienne pour arriver au même résultat. Pour ma part, je ne m’appuie ni une raison religieuse ni sur une hypothétique supériorité génétique, mais sur la nécessité de survivre. Peut-être, un jour nous n’aurons plus besoin ou ne pourrons plus nous nourrir d’animaux ! mais en attendant, quelles que soient les fumeuses considérations sur la possibilité théorique de nourrir correctement 7 milliards de personnes avec la seule alimentation végétarienne, ce n’est pas le cas !

C’est pourquoi il faut se réjouir que le nouveau pape ait pris symboliquement le nom de François, en souvenir de saint François d’Assise, la plus grande figure chrétienne favorable aux animaux.

Cela n’intéresse que les catholiques pratiquants (moins de 30 % de la population française, semble-t-il !)

La France, pays de chasseurs, de gastronomes & de catholiques, accuse aujourd’hui un retard considérable par rapport aux pays anglo-saxons, où l’on ne chasse plus guère que le renard, où l’on mange assez mal, & où l’on est plutôt protestant.

Il faut croire que les États-Unis ne sont pas un pays anglo-saxon pour notre auteur, car on y chasse tout ce qui bouge dans les forêts, les montagnes ou les prairies & on y mange, parait-il, de mieux en mieux !

Le fameux mythe de la France retardataire, argument massue, en forme de tarte à la crème, de tous les contempteurs de notre pays, est indispensable pour justifier l’injustifiable !

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La publicité éditoriale

C’est pourquoi il faut marquer d’une pierre blanche la parution en français d’un livre de haute tenue (21). sur la question animale, sous la forme d’entretiens avec trois des principaux défenseurs de cette cause, Boris Cyrulnik, éthologue, Elisabeth de Fontenay, philosophe, & Peter Singer, fondateur du Mouvement de libération animale.
De l’un à l’autre, les différences sont sensibles. Singer se réclame de l’utilitarisme anglais de Jeremy Bentham (1748-1832) ; il ne considère pas en priorité la raison, mais la sensibilité, c’est-à-dire en l’occurrence la capacité de souffrir, sans distinction d’espèce. Il n’a pas de mots assez durs contre l’espécisme, c’est-à-dire la théorie de l’exception humaine, que rien à ses yeux ne justifie.

C’est un acte de foi qu’en bon sectaire, il veut imposer au monde entier ! Que tout être vivant soit respectable me paraît évident. Le seule raison de tuer un autre animal ou un végétal est de se nourrir & il faut le faire ne minimisant sa souffrance ! Rien ne justifie autrement d’infliger des souffrances à un animal ou à un végétal. La nécessite de se nourrir n’est pas seulement physiologique : elle est aussi culturelle ! L’argument selon lequel nous pourrions nous nourrir uniquement de végétaux n’est pas seulement faux : il est, matériellement impossible, à mettre en œuvre !

Tout être sentant a droit à ce que l’on minimise sa souffrance.

Je ne dis pas autre chose !

Comme première étape, Singer a proposé en 1993, avec la philosophe Paola Cavalieri, le « Projet grands singes », qui étend aux chimpanzés, aux gorilles & aux orangs-outans un certain nombre de droits comme le droit à la vie, à la liberté individuelle, à l’intégrité corporelle.

L’objectif est d’interdire les expérimentations sur les chimpanzés ! Ce traître à son espèce préfère, probablement, que l’on fasse les expériences sur des humains ! Entre eux & nous, il n’y a pas d’hésitation à avoir !

Boris Cyrulnik n’est pas loin de partager ce point de vue.

Concrètement cela signifie qu’il ne le partage pas !

Le grand mérite de sa contribution est d’établir la continuité, au sein du vivant, entre l’homme & le reste des créatures. Vision optimiste qui montre les progrès faits dans l’esprit humain par la prise de conscience de cette solidarité & dans la lutte contre les préjugés.

Les progrès sont illusoires. L’idée de droits des animaux progresse, non pas parce qu’elle est raisonnablement admise, mais parce que le matraquage médiatique en sa faveur est intense. Lors d’une soirée-jeux chez une relation, j’ai pu constater que sur les huit personnes présentes, toutes, à mon exception, étaient des défenseurs des droits des animaux tout en dégustant leurs ailes de poulets rôties industrielles !

Le point de vue d’Elisabeth de Fontenay est le plus nuancé, parfois le plus embarrassé.

Comme elle n’est pas tout à fait d’accord, elle doit avoir mauvaise conscience !

Tout en luttant contre la philosophie du « propre de l’homme », cette disciple de Diderot n’insiste pas moins sur la parole & le projet qui font à chaque instant de l’homme une créature au-delà de sa propre espèce. A la fois, elle maintient l’exception humaine, tout en considérant la continuité dans l’échelle du vivant & la nécessité de procéder par étapes.

La continuité dans l’échelle du vivant est un de ces faux concepts, visant à masquer la réalité : notre nature de prédateur omnivore !

Pourquoi donc poser la question animale provoque-t-il un tel malaise dans la conversation, comme s’il s’agissait d’une incongruité ?

Il est évident que si on pose la question Il faut être un vrai salaud pour tuer des animaux afin de les manger, non ?, le risque de malaise est réel, mais quand on demande Quelles viandes aimez-vous ? il n’y a aucun malaise !

Car on ne saurait discuter des droits des animaux sans soulever la question de l’identité humaine.

Il n’y a aucun lien objectif entre ces deux questions, mais il est essentiel pour les défenseurs des droits des animaux d’en faire un, afin de pouvoir affirmer qu’étant des animaux comme les autres, ceux-ci doivent avoir les mêmes droits.

Nous sommes des animaux comme les autres, mais nos espèces diffèrent. Jusqu’à preuve du contraire, les croisements génétiques sont impossibles avec nos cousins bonobos ou chimpanzés, contrairement à ceux entre chevaux & ânes ou même ceux entre tigres & lions !

Or, c’est un fait : depuis que l’homme européen ne croit plus en Dieu, il ne sait plus très bien ce que c’est que l’homme.

Il confond savoir & croyance : les hommes, pas seulement européens ont toujours crus être des créatures supérieures aux autres animaux (22). Aujourd’hui, les recherches scientifiques montrent que beaucoup de caractéristiques que nous croyions spécifiques à l’homo sapiens sapiens ne le sont pas. Il n’en reste pas moins que nous en sommes, à la différence des autres animaux. De ce fait, la survie de notre espèce nous est fondamentale ! Que des repus aient des problèmes de conscience afin de se donner une raison d’exister, soit ! Mais aller contre sa nature animale est absurde.

Il ne sait plus qui il est ; &, comme le petit Blanc sudiste américain, il insiste d’autant plus sur la barrière raciale qui le sépare du Noir qu’il n’est plus tout à fait sûr d’être vraiment différent de lui.

Est-ce de la bêtise ? Le racisme n’a rien à voir avec le spécisme : ces deux notions sont génétiques & les généticiens ont montré l’inexistence de races humaines. En revanche les espèces sont une réalité !

Cependant un croyant à la foi émoussée, celui ne croyant plus qu’il a été fait à l’image de son dieu, peut être déboussolé, par la descente du piédestal sur lequel il s’était installé afin de justifier toutes nos exactions ! Les différences entre espèces n’ont pas l’immanence nécessaire pour le rassurer. Il est prêt à accepter n’importe quelle idéologie qui y arrivera ! Cela semble être le cas de notre auteur !

Paradoxalement, l’espécisme révèle une incertitude radicale sur l’espèce elle-même, avec l’inquiétude profonde qu’elle génère.

Affirmation gratuite prouvant l’incompréhension totale du problème ! Il n’y aucune incertitude sur notre appartenance à l’espèce homo sapiens sapiens ni aucune inquiétude de ce fait !

Or, c’est un fait : désormais la question animale est posée ; elle sera centrale dans le siècle que nous vivons.

Deux questions centrales seront posées au cours de ce siècle. La première est celle de notre survie & la seconde celle de notre capacité à donner un sens à un monde désenchanté. La soit-dite question animale n’est qu’un épiphénomène de la seconde agitant une minorité agissante de repus.

A ceux qui s’inquiètent de ce prélèvement sur la compassion envers nos semblables au profit de l’animal, on répondra que la plupart des défenseurs des droits de l’homme furent des tenants de la cause animale. Pour la France, Voltaire, Victor Schœlcher, Hugo, Jaurès, Clemenceau, Zola, Anatole France.

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À l’en croire, il n’y a pas eu en France plus d’une dizaine de défenseur des droits de l’homme ! Les exemples célèbres illustrent la faiblesse de la pensée.

Pour beaucoup d’entre nous, les abattages massifs, lors de la peur de la vache folle, les bûchers, les brasiers où l’on jeta en masse ces monceaux de cadavres, tirés par des grues, ont servi de révélateur.

C’est la raison pour laquelle la consommation de viande augmente dans le monde. En France, elle stagne, c’est un peu normal : nous en mangeons beaucoup trop (23) & ses prix augmentent plus vite que les revenus.

Elisabeth de Fontenay le dit très bien. Ce n’étaient pas les vaches qui étaient folles, ce sont les hommes qui l’étaient devenus.

Je doute que les hommes soient devenus fous. La folie, l’hubris est née dans la Grèce antique & elle se répand irrésistiblement à un rythme croissant.

& à ceux qu’inquiète un rapprochement sacrilège de l’holocauste animal avec l’holocauste nazi, on rappellera que ce sont souvent aux victimes de la Shoah que la compassion est venue spontanément. Citons encore des écrivains juifs, par exemple Isaac Bashevis Singer, Elias Canetti ou Romain Gary.

Même remarque que pour les défenseurs des droits de l’homme.

C’est en puisant dans les ressources profondes de l’humanisme, athée ou religieux, que nous trouverons les ressources pour en finir avec la barbarie qui fait de l’homme moderne, de l’homme industriel, du grand beauf carnivore, le tortionnaire imbécile & l’exterminateur aveugle de toutes les autres créatures.

Cela a déjà été dit en introduction : le raisonnement n’a pas avancé, nous sommes dans le domaine de l’incantation, pas de la réflexion !

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Conclusion

La seule certitude est la nécessité de réduire notre consommation de viande. Cependant celle-ci reste indispensable. Le tableau qui suit le prouve, il a été établi par mes soins à partir des données trouvées dans le rapport Apport en protéines : consommation, qualité, besoins et recommandations publié en 2007 par l’AFSSA sous la direction de Mme Céline Dumas.

<span">Taille moyenne en cm163175163175
Poids idéal en Kg55705570
Besoin en protéines en g/Kg0,540,660,540,66
<span">Besoin par personne10,8516,8729,746,2
<span">g de protéines/100g alimentKg/ang/jour
<span">moyenne<span">Viandes25,4242,6766,38116,84181,75
<span">moyenne<span">Poissons18,2959,3192,26162,38252,60
<span">moyenne<span">Oléagineux17,3062,7097,54171,68267,05
<span">moyenne<span">Fromages15,2271,27110,87195,14303,55
<span">moyenne<span">Œufs12,3587,84136,64240,49374,09
<span">moyenne<span">Céréales8,70124,69193,96341,38531,03
<span">moyenne<span">Légumes2,55425,41661,751 164,711 811,76
<span">moyenne<span">Fruits1,061 023,391 591,942 801,894 358,49

J

J’ai pris comme exemple deux personnes idéales : c’est-à-dire ayant la taille moyenne & le poids idéal correspondant & les besoins minimaux en protéines & j’ai calculé des moyennes à partir de la cinquantaine de catégories d’aliments proposées dans cette étude. Dans ces cas, très favorables, il paraît déjà impossible de satisfaire les besoins en protéines avec une alimentation végétalienne ! Même en ne mangeant que cela, du temps où je me gavais, je n’ai jamais réussi à manger plus de 400 g de pâtes, dans une journée (24) ! Or, les besoins en protéines peuvent dépasser les 0,60 g par Kg chez la femme & atteindre 0,90 g par Kg chez l’homme ! Chez les adolescents, ils dépassent les 0,70 g par Kg. De plus, comme on ne peut limiter son alimentation aux céréales & aux oléagineux, si l’on veut éviter les carences en vitamines, il faudrait avoir un appétit d’ogre pour arriver à équilibrer une alimentation végétalienne.

Sans faire de calculs complexes, il semble évident que nous pouvons diviser par quatre notre consommation de viande actuelle sans manquer de protéines !

✧✩❖✩✧

Reste le problème de la souffrance inacceptable infligée aux animaux par cupidité, par bêtise ou pour la satisfaction de plaisirs malsains.

Si la consommation de viandes baisse, pour des raisons nutritionnelles ou économiques, les souffrances animales ne diminuent pas. Ce ne sont pas les inepties proférées par les végétaliens & par les antispécistes bornés qui aideront à faire évoluer les mentalités sainement. En revanche, il n’est pas impossible que la propagande malsaine qu’ils développent, avec la complicité de trop de médias, parviennent à créer un chaos économique & social qui n’aidera pas à résoudre les problèmes que nous allons devoir affronter : modifications climatiques, épuisement des ressources non renouvelables, etc.

✧✩❖✩✧

Notes

n01 

Je distingue les commentaires réels, écris par une personne de ceux écrits par des robots à des fins publicitaires ou malveillantes (dit pourriels ou spams). Faute d’un mécanisme anti-spam, devant le nombre de ces pourriels, j’ai fini par ne plus prêter attention aux commentaires postés sur mon blog, puis par arrêter celui-ci ! Maintenant, ce nouveau blog, dispose d’un mécanisme anti-spam efficace.

n02 

Des personnes malhonnêtes utilisent des robots logiciels pour abreuver de messages publicitaires indésirés, des adresses de courriel, récupérées lors de transfert de canulars [Certains utilisateurs relaient sans réfléchir n’importe quel courriel faisant appel à leur bon cœur ou à leur avidité !] & des articles postés sur des blogs sans mécanisme anti-spam.
✧✩❖✩✧

n03 

Au sens usuel de ce terme : c’est-à-dire de propos qu’ils désapprouvent. À mon sens, un texte n’est une connerie que s’il énonce des contre-vérités (C’est le cas des textes incriminés par mes articles !), s’il utilise les procédés de la propagande afin de faire prendre des vessies pour des lanternes à ses lecteurs (C’est le cas des deux textes critiqués !) Aucun des trois commentaires élaborés n’infirme mes propos & un seul montre le manque de nuances de certains de mes propos. Manque de nuances que j’espère corriger avec cet écrit.
✧✩❖✩✧

n04 

Bien que mal argumenté, il témoigne de la pression ambiante anti-omnivorisme !
✧✩❖✩✧

n05 

Entre le port du voile ou de la burqa, les prières dans la rue & le refus de la mixité pour les islamistes, les commandos anti-avortement & les arguments débiles des opposants au mariage entre homosexuels pour les catholiques, nous avons de magnifiques exemples de rejet des lois républicaines, afin d’imposer à d’autres des croyances ineptes.
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n06 

Je n’écris jamais rien sans avoir vérifié soit dans des sites web, soit dans des encyclopédies ou des monographies que ce que j’écris a un sens ! De plus, j’accepte tous les arguments fondés. Un argument infondé est une assertion dont je sais démontrer qu’elle repose sur une idéologie & non sur des faits statistiquement significatifs. Malgré ce, je suis faillible !
✧✩❖✩✧

n07 

Ces 20 % sont totalement pifométriques, il est, probablement, différent, mais une affirmation gratuite satisfait le principe de moindre effort. Je comprends que certains en abusent !
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n08 

Là, encore, il s’agit d’un abus de langage : quand on pense l’intelligence comme un concept multidimensionnel, ce n’est pas une phrase relative à de petites parties de trois des dimensions qui autorise à porter un jugement, mais le goût de la provocation !
✧✩❖✩✧

n09 

Comme je l’explique dans Démocratie & Liberté, je considère comme connerie toute assertion cherchant à faire passer une croyance irrationnelle pour une vérité rationnelle quitte à prendre quelques libertés avec la réalité. Si l’on excepte les arguments du commentaire noté [2], tous les textes pro-végétarisme que j’ai lu à ce jour en était truffés.
✧✩❖✩✧

n10 

J’ai peu eu l’occasion de discuter de leur foi avec des fidèles d’autres religions, même si j’ai dialogué avec des bouddhistes du petit véhicule & un animiste. Il semble que plus la foi est contraignante, plus le croyant éprouve le besoin d’obliger autrui à la suivre. Peut-être est-ce dû au besoin de se dire qu’on ne s’impose pas des contraintes pénibles à tort !
✧✩❖✩✧

n11 

Nous avons tendance à sous-estimer l’importance des émotions dans la constitution de notre système de pensée. C’est une des raisons qui nous fait mépriser, à tort, la sensiblerie.
✧✩❖✩✧

n12 

Gödel a démontré avec son théorème d’incomplétude qu’aucune théorie ne pouvait être parfaitement rationnelle. Si l’on joint cela, à l’impact des émotions, à l’activité de notre inconscient, nous ne pouvons que conclure qu’il n’existe pas d’humains parfaitement rationnels. Mais la raison permet de créer les garde-fous indispensables à la vie sociale.
✧✩❖✩✧

n13 

C’est un point sur lequel je suis Nietzsche, même si la souffrance n’est pas indispensable au dépassement de soi, il arrive qu’elle en soit un élément, cependant elle ne doit pas en devenir, le moteur !
✧✩❖✩✧

n14 

Il ne s’agit pas de pêcher pour se nourrir, mais pour attraper le plus gros poisson possible puis de le remettre à l’eau, afin qu’un autre sportif puisse un jour lui faire subir le même sort !
✧✩❖✩✧

n15 

Mon ami Philippe, flexitarien notoire, m’a signalé la page web http://avis.free.fr/vitamineB12.htm traitant des compléments végétaliens contenant de la vitamine B12. Cette page, au milieu d’une propagande malsaine cherchant à minorer les risques d’apparition de la carence & la gravité de celle-ci chez les végétaliens, apporte quelques informations infirmant, si elles sont avérées, l’impossibilité pour un végétalien de se procurer cette vitamine. Toutefois, ce texte suscite quelques remarques :

 

  ⚝  les compléments végétaliens cités sont produits industriels, bonjour le naturel !
  䶭  connaissez-vous beaucoup de gens consommant l’équivalent de 30 g de margarine crue par jour ?
  ⚝  l’information selon laquelle les cas cités sont pour la plupart des cas d'omnivore est de la pure propagande :
  a)  les statistiques ne font pas la distinction entre omnivores & végétaliens,
  b)  il y a si peu de végétaliens que je doute qu’on puisse obtenir des statistiques fiables les concernant ;
  ⚝  s’il était prouvé que nos bactéries intestinales fabriquaient la B12, elle ne serait plus classée dans les vitamines ;
  ⚝  des études portant sur des populations de moins 100 individus n’ont aucune valeur statistique. Elles n’auraient de valeur scientifique que si des chercheurs non végétaliens obtenaient les mêmes résultats sur des populations plus importantes !

 

La carence en vitamine B12 n’est qu’un argument secondaire, mais l’impossibilité de satisfaire ce besoin avec des aliments végétaux naturels, ni même avec une production artisanale hors de petites communautés agraires, pose un problème !
✧✩❖✩✧

n16 

Les illuminés (synonyme ici de détenteurs de vérité) abusent souvent des majuscules. Ils sont des illuminés, car ayant vu la lumière ; & ils souhaitent l’apporter aux enténébrés.
✧✩❖✩✧

n17 

En temps normal, manger de la viande trois ou quatre fois par semaine me suffit, mais il m’arrive d’éprouver des fringales de viande. Durant ces périodes qui n’excèdent jamais une semaine, je ne ferais, si je m’écoutais, que des repas de viande !
✧✩❖✩✧

n18 

Théoriquement, il y a suffisamment de nourriture sur notre planète pour en nourrir toute la population ; pratiquement ce n’est pas le cas & à moins d’instaurer une féroce, mais juste, dictature planétaire, ce ne le sera jamais !
✧✩❖✩✧

n19 

Quand je vais acheter un steak ou une côtelette chez un de mes bouchers ptéférés (J’en ai deux, un bio & un chevalin !), je suis sidéré de voir, quelquefois, des clients devant moi acheter pour plus de 100 € de viande !
✧✩❖✩✧

n20 

Il y a même des amateurs souhaitant des paquets de chips de 500 gr pour grignoter, afin d’ingurgiter un litre de bière, en regardant un match de foot !
✧✩❖✩✧

n21 

Tout livre qui conforte les idées d’un auteur est nécessairement de haute tenue ! [Les animaux aussi ont des droits, de Boris Cyrulnik, Elisabeth de Fontenay, Peter Singer. Entretiens réalisés par Karine Lou Matignon, avec la collaboration de David Rosane, Éditions du Seuil]
✧✩❖✩✧

n22 

Notre seule supériorité incontestable est notre pouvoir de destruction ! Nous ne devons pas en être fier !
✧✩❖✩✧

n23 

Dans les pays développés nous en mangeons plus de 85 Kg par personne & par an, là où moins de 30 suffiraient, car nous ingérons aussi des poissons, des œufs & du lait. Cependant, en France, selon le CREDOC plus de 25  % des plus de 60 ans n’en mangent pas assez : ils ne couvrent pas les besoins quotidiens en protéines !
✧✩❖✩✧

n24 

La première fois que je me suis retrouvé seul pendant une semaine, peu après notre mariage, je fit une cure de pâtes : pâtes à l’huile d’olive au petit déjeuner, en sauce tomate (huile d’olive, tomates, aulx, oignons, thym & romarin) à midi & en sauce à l’ail (huile d’olive, aulx &, parfois, oignon), le soir, en alternant spaghettis, linguines, farfalles, j’y ajoutai une demi-tablette de chocolat noir au goûter. Je perdis 6 Kg dans la semaine que je repris dans le semestre suivant.
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